
Bom dia ! Bonjour !La première semaine sur l'île de SAL nous
a permis d'apprécier les charmes de l'île la plus européenne
de l'archipel où le Français est largement usité, de part
sa proximité sénégalaise ou la présence de nombreux
sénégalais, vendeurs de souvenirs !L'île de SAL, dotée
de l'aéroport international, quasiment flambant neuf, sera une visite
obligatoire dès les premiers jours, afin de nous rendre à l'immigration
pour obtenir notre visa d'entrée : la petite douanière mignonne
appose fièrement le tampon en page 1 de notre passeport.Au retour, arrêt
obligatoire à ESPARGOS, centre administratif pour le qualifier (bof)
; où nous dégotons LE cyber et LE supermercado ainsi que notre
fournisseur de GROGUE. Non, nous ne sommes point enrhumés, loin de là
! Le grogue est la boisson nationale comme l'est la bière pour nos voisins
allemands ou le thé pour nos voisins marocains. Le grogue est un alcool
à base de sucre de canne, brun ou blanc, très fort (entre 50
et 70°).Certaines zou certains savent que l'épontille du grand
mât d'Hylas peut contenir 10 litres de rhum (une des nombreuses particularités
du boat). Donc, tous les jours et durant 5 jours consécutifs, litre
par litre, nous nous rendions dans une minuscule épicerie pour nous ravitailler
: 350 escudos (3 €) la bouteille sans étiquette et 600 escudos
avec étiquette. Parole du vendeur : malgré la différence
de prix, le breuvage est identique. Par contre, il fut très surpris de
la cadence avec laquelle nous éclusions nos " litrons ". Notre " évaporado
" franco-portugais, dit avec un large sourire, lui déclencha un smile
à la sénégalaise à lui décrocher la mâchoire.
Bref, il a du nous prendre pour des ivrognes. Ha, ces Français !La visite
des salines de PEDRA DE LUME nous offre un incroyable paysage par sa beauté
étrangement colorée dans les tons blanc saumonés et par
sa situation : au centre du cratère d'un volcan.
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Les Salines de Pedra de Lume |
P'tit Mouss gros sel.. |
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La plage de Santa Maria |
On Em-barque ! |
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Pleine activité.. |
salée.. |
On a adoré cette journée à Santa-Maria et elle fut digne
d'une carte postale !Car ne croyez pas que nous " bullons " du matin au soir
ou du soir au matin; le bateau a ses exigences et l'entretien est permanent
(vu d'ici, c'est une mini-usine ).Hier, il nous a fallu démonter
le pilote de la barre à roue car il avait perdu la boule (non, une
bille ), décoincer le second tangon (de spi ), le premier
ayant explosé durant la nav', démonter totalement et dessaler
le moteur hors-bord car au ponton, notre annexe (on ne sait comment ou pourquoi
? ) s'est retournée, moteur dans l'eau de mer.. refaire les
pleins en eau douce des réservoirs (150 litres avec 4 bidons portés
à bout de bras, à pieds et en 3 voyages terre-batô )
etc etc... plus les perpétuelles visites au 6ber (le fil de la toile
qui NOUS relie à vous ) : officiellement retraité, notre Kap'tain,
mais toujours actif et cela l'occupe bien dans ses soirées ou durant
la journée pendant quelques heures.Nous quittons le mouillage de Palmeira
et sa soixantaine de bateaux ancrés dont quelques amis. Déjà
10 jours qu'Océane (la petite dernière des ancres cogitée
et créée par le capitaine d'Hylas) fait ses preuves. Evidemment,
nous n'avons pas bougé d'un iota, comme les autres bateaux équipés
de la Spade, la grande soeur d'Océane, qui elle, a déjà
fait ses preuves mondialement et depuis plusieurs années.
Prochain mouillage à 5 milles d'ici, dans la baie de MURDEIRA, loin de toute civilisation, bruits, restau : nous avons la baie à nous seuls et des milliers d'étoiles illuminent nos deux mâts. Pas d'anti-nauséeux pour ce saut de puce, mais ils seront nécessaires pour arriver à notre prochaine grande escale : ILE DE SAO NICOLAU - Baie de Tarrafal, découverte un 06 décembre, le jour de la ST Nicolas, d'où l'origine de son nom : 16 h de nav' !Samedi 22 novembre : atterrissage à Tarrafal de jour. J'ai pas vraiment tout compris cette fois-ci, car j'ai bien assuré mon premier quart ; en fait 1/3 de quart car je me suis plantée (comme Océane) entre l'heure TU que nous indique les instruments de navigations situés dans le cockpit, et l'heure locale. Et pour couronner le tout et afin de confirmer les écrits précédents, mon Prince charmant a assuré tous les quarts de la nuit et vient me réveiller aux z'aurores avec une tasse de café à la main, tout sourire de m'avoir offert une nuit 100 quart ! Alors, une fois l'ancre accrochée, à moi de lui offrir une sieste bien méritée mais 100 moi !!!!.. Pas plus de 5 batôs mouillent dans cette baie qui abrite un port et sa conserverie de thons et maquereaux.
Les plages de SAO NICOLAU recouvertes de sable noir chargé de titane
et d'iode, sont très connues pour leurs vertus médicinales soignant
arthrite et rhumatismes (les footballeurs portugais les plus connus jouissent
de ses bienfaits). Mais nous ne sommes pas concernés par ces maux
et filons découvrir celle que l'on nomme la " rurale " par la présence
d'eau douce, et sa richesse agricole.Dénicher un " aluguer " à
bon prix, un dimanche, n'est point une chose aisée. L'aluguer est un
taxi collectif, climatisé par la brise du large : en fait, une camionnette
dont l'arrière est équipé de 2 banquettes qui se font face.
Si vous avez la chance d'en attraper un "vide ", inutile d'hésiter :
installez-vous de suite à l'avant, près du chauffeur qui vous
crée de suite une ambiance " boite de nuit ". Rares sont les taxis ou
aluguers qui ne vous collent pas la " zik à donf " : ambiance zouk gratos
! nous, on aime ! Evidemment ca change de l'ambiance " accordéon du métro
de 18 h " à Paris. Vous préférez quoi, finalement ? Aluguer
ou métro ???
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Cap Verdiens |
Riebeira Brava..
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Quelques photos, mais bon ! Nous les Bondieuseuries, c' n'est pas notre plat du jour.. lequel sera un excellent garoupa (mérou portion ) grillé. Puis une fois de plus, un petit tour de village et nous montons dans un aluguer, celui-ci style mini-bus. De 12 places réglementaires, nous avons dû doubler la capacité de transport : les gosses sur les genoux, les bananes sur le toit. Parole de Petit-Mouss, je les ai comptés. Durant quelques kms, nous étions jusqu'à 23 et bien calés, épaules contre épaules, cuisses contre cuisses (hum) et toujours bien secoués par un sympathique reggae capverdien ! De retour au bateau, " la Flâneuse " avec qui nous avions déjà mouillé à MURDEIRA, à PALMEIRA et retrouvé dans la marina de la GOMERA aux Canaries (pour Alain, 12 ans après les avoir rencontrés au Grau du Roi pour la mise à l'eau de leurs bateaux respectifs )... donc la Flâneuse jette son ancre et devinez laquelle ? une Spade, bien sûr. et eux, Joelle et Yvon, l'équipage de la Flâneuse ont eu la chance de pêcher une dorade coryphène, et ils nous invitent à bord (une fois de plus) et nous offrent quelques beaux filets (100 z'arrêtes ) de cette superbe dorade. En la savourant durant deux repas, plusieurs " merci la Flâneuse " se sont échappés de notre bouche.
La prochaine étape sera l'île de SAO VICENTE dont MINDELO la
ville principale ; Pour l'atteindre, nous ferons 2 stops, dont l'un sur l'île
déserte de SANTA LUZIA qui recevra 3 z'étoiles dans le livre de
bord du boat. Superbe mouillage tranquille, longue plage de sable blanc et enfin
eaux transparentes : à peine l'ancre jetée, j'ai enfilé
mon costume de sirène : palmes , masque et tuba (les maillots de bain
ne sont pas de mise ) et je découvre des multitudes de bancs de poissons
" en veux-tu - en voilà ". l'eau est tellement claire que je vois l'ancre
accrochée au fond de l'eau : profondeur au sondeur, 6 mètres.
Nous quittons à regret cette île déserte qui serait le point
de rencontre de certains trafiques de drogue en partance pour l'Europe. Nous,
on y aura vu que quelques barques de pêcheurs ou ressemblants à
des pêcheurs.
je reprends la parole à mon tour.. Porto Grande est une baie splendide,
quasiment protégée de tous cotés, qui débouche sur
le port de Mindelo.. En plus de l'ambiance chaude des ports, bars.. filles et
marins.. Mindelo est aussi la ville des artistes, sculpteurs, peintres et surtout
musiciens. C'est aussi la ville de la célèbre chanteuse aux pieds
nus, Césaria Evora. Le mouillage de Mindelo est le point de départ
de la plupart des voiliers qui, suivant les Alizés, traversent sur les
Antilles ou le Brésil.. Une majorité de bateaux français.. mais
aussi des bateaux de toute l'Europe: Nordiques, British, Allemands, Italiens,
Belges et Espagnols.. et quelques Américains qui rentrent au pays
après un long vagabondage.
Un petit ponton en bois sert de débarcadère aux annexes.. Dans les ports et marinas d'Europe, y compris les Canaries, les bateaux sont attachés à des quais et des pontons flottants.. pour sortir, il suffit d'enjamber les filières et de sauter sur le quai.. Au mouillage, accroché à son ancre, il est nécessaire d'avoir une "annexe".. petit bateau rigide ou pneumatique, équipé d'avirons ou d'un petit moteur hors-bord, pour pouvoir se rendre à terre.. la nôtre s'appelle "Achilles" (voir chapitres précédents..) Sur le ponton, quelques jeunes Cap-Verdiens nous attendent, pour nous aider à débarquer et nous rendre de menus services: aller jeter la poubelle, remplir les jerricans d'eau ou d'essence.. mais surtout pour nous "taxer" sous prétexte de "surveiller" notre annexe.. Le premier prix demandé est exorbitant.. mais nous finirons par négocier un tarif raisonnable auprès de "Sydney".. En face du débarcadère, nous attend l'accueil chaleureux du "Clube Nautico".. Jean-Marie, y a posé ses valises après quatre années de navigation autour du monde.. Il tient le Club d'une main de fer.. mais sait aussi y faire régner une chaude ambiance. La Caïpiriña (boisson nationale du Brésil à base d'alcool de canne) et le punch Coco coulent à flot.. Midi et soir, on y sert une excellente cuisine typiquement Cap-verdienne à, en moyenne, 4 ou 5 €uros le plat et même le soir, de délicieuses crêpes salées ou sucrées.. Sans oublier de mentionner les savoureuses langoustes d'Yvette...
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La sirène du Clube Nautico.. |
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Les Langoustes..
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Le soir, c'est le royaume de la musique.. tour à tour, artistes locaux ou groupes Sénégalais s'y produisent, rythme et ambiance garantis...
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Marché aux Légumes |
Les p'tit boulots..
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Marché aux poissons
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Et en marge des marchés "officiels" .. les vendeuses des rues, leur marchandise en équilibre sur la tête, dans une grande cuvette de plastic.. cherchant le client, tout en évitant les "patrouilles" de police.. et les petits métiers des rues, vendeuse de cigarettes et de bonbons.. Tout un monde grouillant.. un régal pour les yeux et les oreilles.. SANTO ANTÃO, l'île du Grogue.. Rocheuse et escarpée.. inaccessible, c'est l'île aux reliefs impressionnants. Mais, compte tenu de son relief (1979 m) qui arrête les nuages, c'est l'une des îles les plus vertes du Cap Vert.. richesse florale et végétale, forêts et les nombreuses cultures, légumes, maïs et surtout canne à sucre.Pas étonnant alors que la grande spécialité de l'île soit le "grogue" de Santo Antão..
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Champ de canne à sucre.. |
Alambic
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Trapiche
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Nous sommes arrivés à Santo Antão par le ferry qui relie le port de Mindelo et Santo Antão.. et nous avons pris "l'aluguer" qui nous attendait pour une bonne journée de visite de l'île, de vallées en crêtes ,sur la route unique pavée de blocs de lave.. suspendue sur les crêtes étroites et bordée de vertigineux précipices..
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Maisons typiques : Pedracin |
le "petit" port de Corvo |
L'île est sauvage, moitié aride, moitié végétation tropicale (fonction de l'eau) les paysages sont d'une beauté à couper le souffle.. C'est l'île des longues randonnées pédestres dans les petits sentiers de montagne..Le fameux GROGUE de Santo Antão (alcool de canne à sucre assez similaire au Rhum..) est réputé pour être le meilleur de tout le pays.. La première étape de la fabrication commence entre mars et juin, par le ramassage des cannes à sucre en fleur. Le "TRAPICHE" est une machine très rudimentaire mue par un attelage de boeufs et composée de trois cylindres entraînés par un jeu d'engrenages.. Au son d'une mélopée mélancolique , (dont parfois le couplet vient rappeler au "patron" de ne pas oublier de donner une petite ration de grogue aux travailleurs), les hommes passent la canne dans les cylindres, où elle est broyée, libérant un abondant jus de canne..Le sirop de canne est ensuite stocké en tonneaux pendant environ une semaine, pour le faire fermenter, avant de le distiller dans l'alambic d'où sortira le fameux grogue..Autant vous dire que nous en avons profité pour refaire le plein de l'épontille d' Hylas..A votre santé...