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ARGENTINE


ARGENTINE : 38 millions d'habitants sur une superficie de 5 fois celle de la France... Terre de pampa, de tango

où nous rencontrons des espèces animales bien différentes. Comme nous, revoyez votre code de la route avant d'entamer votre voyage :-)

 





Et voilà ce que nous souhaitons fuir : la foule sur les plages argentines de Mar del Plata : la suite est fabuleuse.


Et pour bien débuter notre magnifique périple (18 000 kms en 2 mois et demi) on fête Noël avec notre ami Luc.. dans une atmosphère qui nous est bien connue : parmi les voileux dans une marina proche de Buenos Aires...


Notre sapin de Noël : la bôme d'Alethea

... Capitale qui mérite un long stop.. mais sur laquelle nous reviendrons ultérieurement afin de lui consacrer le chapitre qu'elle mérite. Partis de PIRIAPOLIS, notre nid terrestre actuel, notre première escale touristique est MAR DEL PLATA, grande station balnéaire très fréquentée en été, c'est à dire, en janvier et février dans cette partie du monde.Tout en haut de l'avenida Colon, interminablement longue, arrêtez vous pour visiter le fabuleux musée des coquillages

Les petits frères et soeurs de notre Skargo


Mesdames, enfilez votre costume de sirène.. et voguez parmi toutes ces merveilles que les océans et les mers du monde cachent dans leurs profondeurs bleutées.


La descente vers le grand sud est amorcée et on longera l'Atlantique durant environ 3600 kilomètres, ce qui annonce des bivouacs sympathiques et en bord de mer. Un exemple

Bivouac de Bahia Blanca


Nos escales principales seront : BAHIA BLANCA - LAS GRUTAS - PENINSULE de VALDES et Puerto MADRYN - CALETA OLIVIA - PUERTO DESEADO - PUERTO SAN JULIAN - RIO GRANDE et enfin la TIERRA DEL FUEGO ... Pour vous, le tout en images !

 
A LAS GRUTAS, étonnant coucher de soleil vers l'Est


PÉNINSULE DE VALDÉS

La Réserve Naturelle de la Péninsule Valdés (superficie de 3.625 km2) est unique :
baleines, pingouins, dauphins sombres, éléphants et loups de mer, oiseaux et autres espèces de la faune patagonique variée, tels que le ñandú, le lièvre patagonique, des renards et des hordes de guanacos seront notre quotidien.

Baleine Franche
Orque
Hep ! Mon Loup des Mers, ton Skargo t'attend..
Maman et Papa Guanaco
et le Petit dernier
Et celle-ci, à qui appartient-elle ?
Nandu ou Guanaco ?

Puerto Pirámides, petite ville touristique construite sur la côte du Golfo Nuevo est le centre de l'activité d'observation des baleines ''franches'': elles viennent s'y reproduire (de juin à décembre). Pas de chance pour nous car nous arrivons trop tard. Pour nous consoler, on visite l'écocentre dédié à l'interprétation des écosystèmes marins et côtiers : des informations sur la flore, la faune, la géographie et l'histoire des environs.

L' Eco-centre ou musée marin
La large baie de Puerto Madryn
Ossements de baleine franche
Éléphants de mer
Libres comme le vent
Cactus en fleur
... et fleur de ?

Le Bosque Petrificado de Jaramillo
Hier, un territoire de géants.. ou une forêt pétrifiée qui est un site unique et irremplaçable comme on n'en voit plus. Cette forêt est composée d'arbres, les plus grands exemplaires d'arbres fossilisés au monde. Ces araucarias gisent à l'endroit exact où ils ont grandi. Ils mesuraient jusqu'à 100 m de haut et avaient plus de 1 000 ans lorsqu'ils succombèrent. Le Monument Naturel des Forêts a été créé en 1954 pour préserver ce gisement fossile très caractéristique et il est une porte d'accès au passé.

Pendant le Jurassique, il y a environ 150 millions d'années, la Cordillère des Andes n'existait pas. Suite à une intense activité volcanique, les arbres succombèrent à des vents violents et furent entièrement recouverts d'un manteau de cendres volcaniques. Par la suite, l'eau de pluie, en passant par la couche de cendres volcaniques, se chargea en minéraux et se cristallisa dans toutes les cavités et espaces vides du bois des arbres. C'est un processus physico-chimique très long (plusieurs millions d'années) que les paléontologues appellent ''silification'' ou ''pétrification''.

C'est une visite indispensable, très intéressante, si impressionnante et on y est accueilli avec beaucoup de gentillesse et d'informations. Retenez bien... ce site : Le Bosque Petrificado de Jaramillo à 252 kms à l'est de PUERTO DESEADO.

 
     
   
Paysages lunaires dans cette steppe semi-désertique

PUERTO DESEADO
Chacun ses goûts.. et on espère que Valdès ne sera pas fâché : nous, on a adoré PUERTO DESEADO, même si ce site n'est pas classé ''patrie-moine'' par la très respectable Señora Unesco ! Des baies, des falaises et des caps, des colonies bruyantes d´oiseaux de mer dans ce petit coin de paradis. Seul point noir : c'est ici, qu'au réveil d'une nuit magique, on découvre que la roue avant de notre Skargo est crevée.

A priori on est proche du KM 1988..

...ou l'occasion d'un petit clin d'oeil à ma fille née, non pas près de cette borne kilométrique :-)

.. mais en l'année 1988 :-)

Bisous, ma Chérie !

Réserve naturelle : prenez une loupe pour entrevoir les oiseaux !

C'est fini.. tout le monde au dodo !


PUERTO SAN JULIAN - RIO GRANDE

Après 3000 kms de pampa monotone et lignes droites interminables sur la longue Ruta 3, on amorce notre arrivée vers le Bout du Monde pour rejoindre la TIERRA DEL FUEGO. Pour ce faire, nous empruntons un ferry et pas n'importe lequel :


Blague à part, c'est à KIMIRI AIKE que le magnifique détroit de MAGELLAN nous attend.

Mais qui a l'outrecuidance d'affirmer que n'avons pas emprunté le détroit ? Oui, il y a un temps, nous avions prévu de le ''passer'' avec HYLAS... Mais comme il y a que les imbéciles qui ne changent pas d'idée, c'est donc avec notre Skargo que nous rectifions le tir !

RIO GRANDE EN TERRE DE FEU
Bon.. si ne vous le saviez pas, le peuple argentin vous le rappelle lorsqu'on arrive à RIO GRANDE et aussi d'ailleurs dans le nord du pays.

Et pourquoi ''Terre de feu'' ? Le nom de TERRE DE FEU a certainement été choisi par MAGELLAN (navigateur portugais à l'époque de la Renaissance) lorsqu'il a observé les nombreux feux qui brillaient pendant la nuit des 2 cotés du canal. Ces feux étaient très probablement des signaux de fumée faits par les indiens inquiets pour signaler la présence de bateaux étrangers.

Après RIO GRANDE, on laisse le majestueux lac de FAGNAGO, le second en Argentine par sa taille, pour passer le col de GARIBALDI (430 m), le tout sous une averse tropicale. Non, pardon : australe, accompagnée même de grêle.

Encore (que) 303 kms
Bienvenidos dans la Provencia de la Terra del Fuego


La pointe sud des Andes s'élève devant nous, surprenant spectacle et d'autant plus inattendu après ces kilomètres de plaine... Surprenante et fantasmagorique cette forêt aux sorcières très chevelues peuplée de faux-hêtres recouverts de lichens barbus : la preuve d'une absence totale de pollution.

Lac gris sous l'orage
Forêt aux sorcières
Moutons de Patagonie

L'orage passé et traversé, notre descente nous rapproche de ce mythique bout du monde, peuplé de 40 000 habitants et bordé par le canal de Beagle. Encore un nom mythique. Enfin, arrivée mi-fique-mi-raisin, entre nuages et éclaircies, mais pas vraiment de franc ciel bleu (juste un coin de quoi tailler une culotte pour le petit jésus :-) . Dommage : tout est toujours plus beau sous le soleil. Avouons que la ville en elle-même ne casse pas trois pattes à un canard ou à un guanaco : on a déjà vu mieux. Mais bon : on est au bout du monde et ce n'est pas offert à tout le monde... Au Bout du Monde ? Enfin ! presque... On ne va pas chambouler les livres des sages, mais juste en face d'USHUAIA et de l'autre côté du canal du Beagle, PUERTO WILLIAMS, grand bourg chilien, se situe encore plus au sud dans ce 54° parallèle. Pas de polémique, il faut simplement le rappeler (à mon avis). La différence provient simplement du fait que les Chiliens n'ont pas su exploiter l'aspect commercial et touristique de ce point le plus austral de la planète terre. A contrario, les Argentins l'ont si bien réussi pour USHUAIA.

Paysages du Canal de Beagle

Mille habitants en 1930, 5 000 en 1970 et dix fois plus en 2006. Mais bon, on y est.. et c'est assez incroyable de penser séjourner parmi les Fugiens, ces habitants de la TERRE DE FEU, dans cette ville la plus australe du monde sur le parallèle 54° latitude sud et méridien 68° ouest, à la pointe extrême de l'AMÉRIQUE DU SUD... (ah oui, j'oubliais : on est en Amérique du sud :-)))... ville australe dotée d'un Office du Tourisme très dynamique et regroupant une multitude d'activités : Antarctique, canaux fugiens, traîneaux tirés par des chiens, quad, excursions en 4x4, canoës, expédition à cheval, navigation vers les îles des Etats, île des Pingouins, lacs, observation des castors, plongée, kayaks, survol de la région, voiliers, zodiac, trekking.. etc.. etc.. et bien d'autres activités que la neige offre.


Nous, on va se le couler assez doux, notre petit séjour austral à USHUAIA ; et comme c'est l'été et que les journées n'en finissent pas (18 h de jour) on a tout notre temps... mais ce n'est pas pour autant que nos nuits seront courtes !

Un copain pour moi..
.. et 2 copines pour notre Skargo

Donc au programme de nos réjouissances ''z'extrèmement z'ostrales'', découverte du PARC NATIONAL TIERRA DEL FUEGO : le point final de la Ruta 3 que nous avons parcourue depuis la Capitale Fédérale, BUENOS AIRES, en laissant derrière nous 3 200 kms d'asphalte.

La flore du Parc National est composée essentiellement de ''nothafogus'' ou faux hêtres (sous leurs vrais airs :-)) ou sous forme de 3 espèces : guindo, ñire et lenga. Chaussés de nos bonnes chaussures de marche, nous empruntons les divers ''camino'' (sentiers) à la découverte de la faune et de la flore. Puis on a poussé l'effort jusqu'au long chemin du barrage des castors, lesquels ont été introduits du Canada en 1946 afin de développer l'industrie de la fourrure. Mais n'ayant rencontré aucun prédateur sur leur chemin (sauf l'homme), ils ont provoqué un désastre dans la forêt fuégienne car ils rongent les arbres, les inondent par leurs barrages, pourrissant ainsi leurs racines. Outre les castors dont on n'aura pas eu la chance d'apercevoir même une queue, nous serons plus chanceux avec ces espèces.

Les oies sauvages (ou cauquen) marchent tranquillement en direction de la rivière tout en observant nos mouvements pour maintenir une saine distance de sécurité : elles migrent aussi, vers la fin mai.

Les forêts de la TERRE DE FEU renferment d'autres secrets, sous leurs arbres. Un jardin miniature de fleurs et de mousses est caché au pied de chaque pierre. Le monde végétal joue un rôle central dans ce paysage fuégien, et aller à sa rencontre est une expérience pleine de tact, réservée aux voyageurs les plus sensibles. Et alors, dans les sous-bois, c'est comme ça qu'on a pu observer de nouvelles merveilles qui d'une autre manière, seraient passées inaperçues : des fleurs fragiles comme le topa-topa, jaune et au forme d'escarpins ; la palomita de couleur blanche (c'est l'une des 4 espèces d'orchidées qu'on trouve sur l'île). Elles nous laissent entrevoir avec discrétion leur beauté, presque empreinte de pudeur.

Un autre sentier nous mène vers le RIO PIPO, annoncé comme étant une cascade importante : nous sommes déçus, juste un p'tit pipi.

Avouons que nous en avons ''plein les bottes''. Éreintés, fourbus, nous regagnons notre hotel-Skargo et afin de nous requinquer de cette journée bien riche pour le bonheur de nos yeux, narines..., nous allons donc savourer deux spécialités locales : le cordero (ou mouton) grillé de Patagonie et ces énormes araignées de mer ou ''centolla'' : deux chairs totalement savoureuses et différentes. Accompagnées d'un vin argentin : quel délice !


Inutile de vous dire que le lendemain fut une journée ''repos''. Pour les marcheurs occasionnels que nous sommes, la découverte du Parc a mis nos muscles à dure épreuve. On s'offre donc une journée cyber-ravitaillements-lessive-shopping... et la ''corvée des cartes postales'' et on espère que vous avez précieusement conservé le timbre : ici, on est en plein été à USHUAIA, et pourtant en ce moment même où je vous écris mes cartes postales, des rafales de neige fondue viennent s'abattre sur la vitre de notre SKARGO. Le vent glacé austral nous rappelle comment est la vie dans cette contrée du monde. Dans les quelques heures qui ont suivi notre arrivée, le climat a changé plusieurs fois. Il a plu, le soleil est apparu, il s'est formé 2 arcs-en-ciel simultanés, le vent a soufflé et ça s'est de nouveau couvert : les 4 saisons dans une même journée. Mais le plus extraordinaire, c'est la lumière du ciel vers l'ouest, là où il devrait faire nuit et pourtant rien n'indique que le jour est sur le point de tomber.

Arc en ciel sur notre Skargo
Le port d'Ushuaia et l'Ensada Bay

Alors, on profite d'une accalmie pour retrouver nos amis voileux dans le port : Mireille et Olivier sur OLIMIR, Yves sur WAPITI ; les autres ''s'amusent'' vers le HORN. En quittant PIRIAPOLIS, nous avions fait le voeu pieu de fêter le 1er janvier à USHUAIA : mais comme d'hab', les vents ont tardé à souffler, problème que nous ne subissons plus avec notre SKARGO ! Qu'importe, eux arrivent le 9, nous le 10 : quelle synchronisation que nous arrosons devant une coupe de champagne à bord de notre SKARGO... et bien au chaud !

Dans la séance ''Découverte", comme le disait si bien Nicolas (ulo... ola) qui via la TV a fait découvrir USHUAIA a bon nombre de français, nous revoilà repartis vers d'autres aventures pédestres : le Martial. Glacier, couronne de glace ou simple accumulation de neige éternelle, appelons-le comme on veut. Mais ce qui est indiscutable, c'est cette vue extraordinaire que le glacier MARTIAL offre d'en haut. La randonnée à pied à travers bois et zones rocailleuses pour atteindre les hauteurs d'où l'on voit toute la ville d' USHUAIA, le canal de BEAGLE et ses Îles, vaut vraiment la peine. A vous de deviner si nous avons atteint le glacier en randonnée ou par le téléphérique qui jouxte une belle piste skiable, en hiver ??? Voilà la réponse.


Et puis, il nous faut envisager de quitter cet endroit du bout du monde où résonnent les noms mythiques pour l'éternité : Cap Horn, Canal du Beagle, Détroit de Magellan, Darwin... des noms desquels, à mon avis, USHUAIA a tiré sa renommée. Mais c'est tout de même avec un petit pincement au coeur que nous nous éloignons du bout du monde afin d'amorcer notre remontée par -en alternance- le CHILI et L'ARGENTINE selon l'état et la présence de routes, tout en contournant les majestueuses ANDES. On reprend donc la Ruta 3 : qui dit asphalte dit .. pas de poussière, pas de cahots, pas de creux et de bosses, pas de vaisselles cassées : tout cool pour notre Skargo, son chauffeur et son passager. Mais l'asphalte ne va pas durer car pour se rendre vers l'Estancia HABERTON, nous empruntons la Ruta J, qui est un bon ''ripio'' avec une vitesse moyenne de 80 Km/heure... c'est pour dire !

L'estancia HABERTON, la plus ancienne de la région, fut créée par un pionnier-missionaire-aventurier : Thomas BRIDGES à l'époque de la grande "aventure de la foi", vers la fin du 19ème siècle. Une biologiste nord-américaine édifia le MUSÉE DES OSSEMENTS regroupant des spécimens fort intéressants et très bien présentés. Un centre de recherche composé d'étudiants biologistes en fait partie. En effet, non loin de RIO GRANDE, la mer peut se retirer sur des distances considérables : entre 9 et 11 kms. De ce fait, les animaux marins sont pris au piège, n'ont pas le temps de regagner les eaux profondes et échouent dans la BAIE DE BAHIA : il y a donc matière à étudier... tout comme d'ailleurs les raisons de l'échouement du cargo DESDEMONA, au CAP SAN PABLO que l'on rejoint par la Ruta J.

Squelette du Speniscus magellannicus
Desdemonia échoué au Capo San Pablo

Escale technique à RIO GRANDE pour la révision des 20 000 kms de notre Skargo, avant de quitter la Tierra del Fuego argentine et afin de découvrir la PATAGONIE CHILIENNE.

Retrouvez nous sur nos pages chiliennes qui relatent les escales de







PUNTA ARENAS - PUERTO NATALES - TORRES DEL PAINE

... et nous re-voila !

Nouvelle escale, nouvelle séance Émerveillement à ''EL CALAFATE", joli petit bourg de 4000 habitants : vous pourrez flâner sur l'avenue centrale (San Martin, évidemment) et dépenser vos pesos dans de nombreuses boutiques à souvenirs et artisanales locales et nationales.. et errer dans le ''Paseo des Gnomos'' composé de jolies boutiques construites en bois.

Ambiance de nuit

Mais l'attraction principale de la région est le glacier du PERITO MORENO. Suivez la horde de bus et 4X4 qui vous mèneront en direction du Parc National. Que de monde : quelle horreur ! On se croirait au pied de la Tour Eiffel à Paris au mois d'août. Donc, si vous avez le choix, évitez la visite du glacier durant les mois de janvier et février, afin de profiter au mieux de la beauté du spectacle en toute quiétude et dans un silence absolu. Outre la beauté du site et sans les hurlements multilingues émis par tous ces touristes chargés de caméscopes, vous aurez la chance d'entendre le glacier qui vous envoûte, vous captive. Chaque ridicule bloc de glace qui chute dans le ''Lago Argentino'' du haut des parois de 30 à 80 mètres de haut, claque comme une balle de chevrotine dans cette immense caisse de résonance naturelle.. ou comme un coup de tonnerre.. Même s'il vous manque le son … séance ''Admiration'' :

   
   

Alors, pour vous réconforter : une bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent rejoindre la région du FITZ ROY, ce temple argentin de la randonnée : EL CHALTEN d'après nos informations, était difficilement accessible car la piste (Ruta 19), était en très mauvaise état. Que neni ! Un magnifique ruban d'asphalte se déroule désormais devant les cornes de notre Skargo.


Le Fitz Roy

Car le petit village d'EL CHALTEN et ses 150 habitants est le dernier né en Argentine. En 1985, Chiliens et Argentins se sont chamaillés afin de s'approprier cette région des Andes où la pratique du trekking est réservée aux initiés ; amateurs s'abstenir.. et allez plutôt vadrouiller vers la cascade dont l'eau profite à nos amis équidés.

Mais soit, on est tout de même ici pour se fatiguer un peu les muscles. On s'offre donc (après avoir dévoré un ''cordero de patagonie'' et savouré une tarte citron maison et sa montagne de meringue) de rejoindre le mirador TORRE avec ses (seulement) 250 m de dénivelé et annoncé avec une durée de marche d'une heure trente pour monter. Arrivés au but de cette balade, magnifique vue sur le FITZ ROY complètement dégagé car son sommet (3300 m) est souvent caché derrière (ou devant, tout dépend de l'endroit où on se situe) des nuages. Mais j'avoue que nous avons peiné et transpiré pour atteindre ce sommet. En voilà une bonne illustration :

Arbre incendie par la cigarette d'un promeneur...

.. et repos du guerrier non-fumeur

Le Fitz Roy
 

et encore le Fitz Roy

Feuille de Nothofogus

Quant à vous, rien ne vous empêche de crapahuter vers la LAGUNA TORRO : 4 heures de marche et 750 m de dénivelé où vous aurez la meilleure vue sur le FITZ ROY. Ceci dit, le Parc National offre aussi d'autres randonnées toutes douces : le ''Chorillo del Salto'' et ''Rio de las Vueltas'' : chacune une heure et sans montée.

Bien que nous soyons en plein été et que la journée fut chaude et ensoleillée, des rafales de vent violents secouent la coquille de notre Skargo, au moment du coucher. Mais, pas d'inquiétude comme auparavant sur notre bateau HYLAS que l'ancre décroche: les voyages par la terre ou en camping-car nous laissent des nuits plus tranquilles. N'empêche qu'au matin, il pleut (beurk). Mais c'est tant mieux car l'Skargo aime la pluie. Et c'est donc sous un ciel bien gris que nous rejoignons la fameuse et mythique RUTA 40

Notre ciel au matin

RUTA 40 : 700 kms de piste ou de ''ripio'' qui relient EL CHALTEN à BARILOCHE ; deux précautions en valent mieux qu'une pour appréhender en toute quiétude cette longue piste : réserve sérieuse de carburant + roue de secours indispensables : les ''gomerias'' (réparation de pneus) et station de gas oil sont rares et pas approvisionnées régulièrement pour ces dernières. Mais en règle générale, la RUTA 40 est bonne car sur certains tronçons exempts de graviers ou gravillons, on file à une vitesse de 90 km/h, c'est pour dire ! A cette vitesse et si l'on ne veut pas déraper, il faut être vigilant et il n'est pas aisé d'admirer le paysage. De toutes les façons, on retrouve la pampa aride et monotone. Et ce n'est pas la pied !

Par contre, ce qui vaut la peine, ce sont les mains... Ben oui.. LAS MANOS, ou la CUEVA DE LAS MANOS ... :-) Située à 40 kms de Bajo Caracoles, il faut suivre les flèches vers la ruta 97. Détour culturel intéressant, autant pour les paysages que pour l'aspect archéologique de ces peintures qui nous laisseront beaucoup d'émotions.

la Cueva
Rio Eckert


Visite guidée dès 9 H et toutes les 2 heures en espagnol pour un public très hétéroclite : Argentins, Chiliens, Allemands, Anglais, Hollandais et Français. De l'exposé dans la langue de Cervantès, j'ai pu comprendre et retenir que ces peintures rupestres ont été datées (avec la technique du carbone 14) à 9 600 et 7 000 av. JC et découvertes par un missionnaire italien dans les années 1900. Les TEHUELCHE seraient à l'origine de ces peintures dont les pigments minéraux utilisés se trouvent non loin des alentours de la RUTA 40. Leur technique : poser la main sur les parois de la roche et expulser la peinture par un tube qui est dans leur bouche.

Rien à redire sur la provenance de ces pigments minéraux dont les tons variés de l'ocre aux rouges violacés, jaunes, verts.. et même blancs et aussi noir grâce à l'oxyde de carbone ; plus au nord en empruntant la RUTA 40, on découvre les paysages où les TEHUELCHE trouvaient leurs peintures : un vrai festival de couleur d'une colline à l'autre.

Festival de couleurs


Et on reprend la route. Ben non : la piste ! Inlassablement monotone, à part les véhicules que nous croisons ou qui nous doublent... surveillés par un condor.

A l'escale du soir, il nous faut enfiler nos costumes de petites ''fées du logis''. Une couche non négligeable de poussière s'est déposée dans la cabine arrière de notre Skargo. Grrr ! Alors, et faute de bons steaks argentins, notre menu du soir sera en entrée : poussière ; en plat de résistance : poussière, tout comme pour le dessert. Et faites vite, car si vous aimez la piste et souhaitez profiter de la RUTA 40 dans son état actuel, cela ne va pas durer longtemps car on croise de ci et de là des chantiers et l'asphalte gagne du terrain.

Halte bien méritée après ces 500 km de piste et aussi l'occasion de méditer sur notre prochaine destination. Continuer dans la poussière et à travers la pampa vers BARILOCHE (le Mégève argentin qui ne nous attire pas réellement), ou bifurquer plein ouest vers le CHILI en direction des forêts et lacs. Notre devise étant : ''Les projets sont faits pour être changés''... notre décision commune sera le CHILI...







Au nord du CHILI et de l'ARGENTINE, la frontière de ces deux pays : le PASO de JAMA, un autre moment ''fort'' de ce voyage. On laisse derrière nous le désert de SAN PEDRO D'ATACAMA (Chili) et le poste frontière, pour amorcer notre lente descente vers l'Argentine. 158 km côté chilien et 517 pour atteindre San Salvador de Jujuy, qui est devenu un noeud de communication très important en Argentine du nord-ouest, surtout depuis 2005. On y a ouvert en effet cette grande route moderne vers le col andin du Paso de Jama à la frontière chilienne, section clé de la grande voie interocéanique, devant relier l'Atlantique au Pacifique, via la province argentine de Jujuy, selon un plan international appelé Eje de Capricornio c'est à dire Axe du Capricorne. Cet axe doit relier Curitiba près de São Paulo au Brésil à Antofagasta dans le nord chilien.

Une descente ? Pas vraiment, plutôt des descentes. Partis des 2470 m, on grimpe les 4600
de l'altiplano.


ÉCHELLE DES ALTITUDES DU PASO DE JAMA

Mi-chiliens, mi-argentins, les paysages andins apportent à nos yeux un spectacle enchanteur : cette partie du monde est un long moment de joie inoubliable.. : paysages désertiques, couleurs magiques ou vasques d'émeraude, de topaze, de lapis-lazuli dans un écrin éblouissant de sel, décor minéral, salar, cratère géant entouré de sommets enneigés et de volcans, lacs salés, montagnes aux teintes rouges , vertes et blanches, lamas et nandous, le tout à vous couper le souffle. Place à la féerie des images..

Salar de Quisquiro



Halte pour les grands enfants

Salar de Aquas Calientes
 
 
 
Moais de Tara
 
 
 


Comment oser souffrir de la susceptibilité du douanier argentin que nous dérangeons à l'heure de son repas après ces paysages ? En fait, le passage de la douane n'est qu'une simple formalité comme dans tout autre contrée du monde où tout n'est que douceur.. comme ce village de SUSQUES, un bijou dans un écrin andin.



Son église datant de 1670

Mais où et quand, Belle Amérique du Sud, vas-tu cesser de nous émerveiller ? Au KM 355, à 3390 m d'altitude, inoubliable rencontre avec les SALINAS GRANDES. Moment magique, éblouissant de clarté et de pureté sur 120 km2 et 30 cm d'épaisseur, à ciel ouvert d'un bleu limpide.


     

Impitoyables sont les conditions de travail et de vie des Indios qui cherchent à vendre le sel qu’ils tirent du sol craquelé du désert. Sur cette étendue, la vie est austère. Vivre ici doit être très éprouvant autant pour le corps que pour l'esprit. Il n’y a que du sel, encore et toujours que du sel. Aucun arbre, aucune plante, aucun animal… mais toujours du sel et des touristes.

Dernière montée à 4170, et majestueuse et interminable descente sinueuse de la CUESTA LIPAN ; notre Skargo en bavait d'envie !


Et au final de la route sinueuse, le début d'un retour à une civilisation.. différente : nous arrivons à PUMAMARCA, vieux village peuplé d'indiens au pied du Cerro de los Siete Colores, une sorte d’arc en ciel minéral. PUMAMARCA signifie village de la Terre Sainte en langue Aymara. Non loin de là, la vallée de HUMAHUACA est classée patrimoine mondial de l'humanité. La vallée Quebrada de Humahuaca a été utilisée sur plus de 10 000 ans en tant que passage essentiel pour le transport des populations et la transmission des idées depuis les hautes terres des Andes (Pérou) jusqu’aux plaines. Ses peuplements pré-hispaniques et pré-incas, renforcent de façon spectaculaire le caractère du paysage que l’on peut qualifier de remarquable. Bivouac obligatoire et stop de plusieurs jours pour nous remettre du mal de l'altitude et nous laisser charmer par cet adorable village PUMAMARCA, haut en couleurs dont les ondes positives qui s'en dégagent sont absolument grandioses. C'est doux, et c'est bon !

7 couleurs..
 








.. et plus encore dans les lainages
     

''Elles ont les chapeaux ronds, vives les B.... ''

Église

Monument de l'Indépendance



Vierge aux couleurs de la terre

Spécialité à base de maïs : ''humitas ou tamales''
 
Vestige(s) de la civilisation pré-andine

Notre princesse andine

Beaucoup de différences entre le nord-ouest argentin ou NOA et le sud. Alors que dans le sud, les argentins puisent leurs origine dans la vieille Europe, ici c'est la culture andine par excellence : les chapeaux, les couleurs, le teint sombre, les yeux noirs, la nourriture épicée à base de mais. La coca se vent librement : elle soulage les maux contre le mal des montagnes et les locaux en mâchent. Pas nous, on aurait du !

La plus grande richesse de l’Argentine reste la Nature avec un grand N car elle totalement gigantesque et phénoménale. Avec ses 3 500 000 hectares de zones protégées, ce pays vous séduira particulièrement si vous appréciez les étendues sauvages où la flore et la faune reste les maîtres des lieux. Mais certaines de leurs villes possède beaucoup de charme. A SALTA, ville coloniale et moderne située dans la province de JUJUY, on rejoint le monde du 21ème siècle, ses églises hispaniques
et ses 490 000 habitants. Ambiance provinciale dans cette ville qui conserve le charme des cités coloniales qu'on trouve rarement dans les grandes villes argentines. La ville de Salta a été fondée en 1582. De nos jours on peut encore constater une nette physionomie hispanique qui la détache du reste des villes de l’Argentine. L’architecture urbaine est remarquable par ces maisons de style colonial et ces étroites ruelles . Une ville fière de son patrimoine architectural, aimable, hospitalière qui offre spectacles, loisirs et culturels très variés. Un coin sympa pour se poser quelques années ! Pourquoi ne pas devenir ''salteños'' ? Et pourquoi ne pas s'envoler de 1200 m à 3775 m pour emprunter le mythique ''tren de las nubes'' (train des nuages) qui parcourt 220 km dans des paysages inoubliables ? Des vallées, des ravins et des montagnes de plus en plus minérales qui donnent aux voyageurs une sensation de fragilité et d'humilité face à la majesté et à la grandeur des Andes. Nous, on a malheureusement zappé car il nous était délicat d'abandonner notre fidèle S-Kargo. Mais enfin, suivez votre guide pour une balade dans les rues de SALTA pour voir :

Sa Cathédrale sur la Place de 9 Juillet où trône St Martin

     

Ça, s'est simplement une façade montée dans le même matériau que notre Skargo : le fameux Alucobon..
     
 
Art-déco
 
Du bois de cactus : joli !
     
Bleu Blanc Rouge.. Cocorico !

Expo chapo... oh c'est bo !

Église San Francisco et son ''hiéroglyphe andin''

Et au hasard de notre promenade..

   

Ho zut, mes hommes m'attendent.. OK, je monte dans mon carrosse.. Attendez moi pour partir vers CACHI !

Pour rejoindre La Vallée Calchaquies, traversez les villages de Cerrillos, La Merced par la route 68 ; à El Carril, prenez le route 33 qui se change en piste pour se transformer en piste 42. A partir de là, on traverse la Quebrada de Escopie, la vallée Encantado, le Parc National Los Cardones..ou des cactus, un traditionnel circuit qui offre des paysages variés autant pour leur architecture érodée par vents et eaux, qu'autant pour la découverte de villages éloignés de l'évolution du monde : CACHI, MOLINOS, ANGASTOCA.. et les autres. Bref, des petits paradis bercés par la quiétude andine et précolombienne. Attention, après les pluies, l'état de la piste est mauvais et un véhicule 4X4 s'avère conseillé.

     


Église San José de CACHI


Église de san Pedro de Nolasco à MOLINOS


.. et une inconnue, perdu au milieu de nul part
  Phénomène naturel : c'était super joli, ''en live''
Transport en commun..




Et ne faites pas l'âne devant cet indien... ça pique ''rouge'' !

Primitivement peuplé par les Indiens Quechua, CACHI, situé à 2260 m d'altitude, est étonnamment équipé d'un grand centre d'entraînement en altitude pour sportifs de haut-niveau, composé d'une piste synthétique en tartan, d'un complexe multi-sportif couvert de 1200 m2.. etc. Les grands noms du sport argentin viennent y pousser leurs performances. Alors, si le coeur vous en dit.. ''bienvenidos'' ! Il vous faudra de la résistance, mais dans cette contrée, c'est le maître-mot. Au 17ème siècle, les espagnols s'y étaient ''cassé les dents" devant les Calchaquies, imposant une résistance notable.

Donc, de notre côté, pas de résistance... on continue tranquillement notre route vers CAFAYATE : cela nous est indiqué, sur des pancartes en bois de cactus.. On laisse à notre gauche la QUEBRADA DE LAS CONCHAS, un spectacle que la nature a préparé depuis des siècles, dit l'office du tourisme : la couleur des monts, le bruit du vent, les formations géologiques.. Donc on reviendra.. ça va pas s'envoler !


CAFAYATE "un paradis où le soleil et le bon vin règnent". Ces vallées apportent une combinaison de température, d' l'humidité et d'altitude qui créent un microclimat idéal et optimal pour le développement des raisins, particulièrement le TORRONTES. L’un des facteurs plus importants de cette région c’est la hauteur où sont cultivés les vignobles. La Vallée du Calchaqui se trouve à 1 600 m. Nous avons donc visité l'une des nombreuses ''bodega''. ETCHART nous offre une visite guidée de leur installation : la société française PERNOD-RICARD y est actionnaire à 50%. Tiens donc, vous ici ! Ils sont partout ces ''romains'' !

Du camion au pressoir..
... du pressoir aux tonneaux..
.. des tonnneaux aux bouteilles !


La place de l'église est idéale pour cuver tout cela :-)

Ensuite, notre feeling nous a indiqué de zapper les ruines indigènes de QUILMES, vestiges d'un fortin et d'une cité inca, pourtant cité dans les guides jamais à jour. Bonne initiative : nous prenons la direction de MONTEROS par la route 307, montagneuse, sinueuse et pas toujours en bonne état. Mais elle vaut le détour.. tout comme le fabuleux et surréalisme MUSEE PACHAMAMA après AMAICHA DEL VALLE (province de Tucuman) et dont les guides ne parlent jamais. Whaou.. vous allez en tomber sur vos fesses et en prendre plein les yeux, tellement c'est beau. Le musée culturel est consacré à la culture locale. La Pachamama (Terre-Mère) est la déesse-terre dans la religion des amérindiens d'Amérique du Sud. Cette religion part du principe que la terre est un être vivant. Par conséquent, vénérations et offrandes sont de mises. Traditionnellement, les incas sacrifiaient des agneaux, offraient à la terre des feuilles de coca et le fœtus de lama pour rendre la terre plus fertile. Aujourd’hui encore il n’est pas rare de voir des gens faire des offrandes à la terre. Le 1er août se tient la plus importante fête de cette région : elle est l'exemple du syncrétisme religieux où se mêlent des anciennes coutumes païennes des Incas à la religion catholique.

Grosse difficulté pour sélectionner les photos.. je vous jure ! On vous offre qu'une mince partie des meilleures, seulement 4 sur les 88.

 
Superbe travail de composition de pierres
 
   


Notre avant dernière belle étape sera CORDOBA : avec son patrimoine jésuite protégé par l'UNESCO à titre de ''Patrimoine culturel de l'humanité'', Córdoba est une ville riche en histoire et en traditions culturelles remontant au temps de la colonisation. Fondée le 6 juillet 1573, elle voit l'édification des premiers couvents (Las Catalinas et Las Teresas), Córdoba de la Nueva Andalucía fut fondée à mi-chemin sur une route bien précise : lors de la conquête espagnole, ceux-ci cherchaient une route pour transporter l'or et l'argent du Pérou vers le Río de la Plata où ils avaient établi un port afin d'amener les richesses en Europe le plus facilement et rapidement possible. Ainsi naquit la route royale (Camino Real) de Potosí en Bolivie - Haut Pérou à l'époque - au Río de la Plata jalonnées de diverses villes dont Córdoba.

La cathédrale sur la place
St Martin
   
  Collège National de Montserrat  


..et enfin CONCORDIA face à SALTO , notre ultime étape qui nous mène à notre point de retour, l'astéroïde B 612. Ville typique de l´intérieur mais avec le charme des villes côtières, CONCORDIA nous a surpris par une rencontre princière pour le moins atypique et inattendue avec un prince, un petit prince posé sur son nuage et entouré d'une rose, d'un renard .. Quelle belle surprise, cette coïncidence avec ce bel et grand aventurier français que fut Antoine de St Exupéry, auteur du merveilleux conte philosophique et poétique pour enfant, traduit en plus de 160 langues et même en toba (sous le titre So Shiyaxauolec Nta'a), qui est une langue amérindienne de nord de l'Argentine . Et le lieu de ce rendez-vous est doublement atypique, car nous sommes dans le parc Rivadavia où se maintiennent les ruines du château de San Carlos, construit en 1888 par un autre français, Edouardo DEMACHY ! Ce château est la maison des princesses d’Argentine dans le livre ''Terre des Hommes''.. Des questions nous restent sans réponse : quel lien entre ces deux français Antoine et Edouardo ? On sait que St Ex vécut a Buenos Aires où il fut directeur de l'Aéropostale Argentine et qu'il y rencontra sa pétillante future épouse, Consuelo. La réponse à ma question ? Lors d'un vol entre l'Argentine et le Paraguay, St Exupery prospectait pour une escale entre ces deux pays.. et atterrit, un peu contraint et forcé dans le parc Rivadavia où vivait, à l'époque la famille Fuhs. Lui, l'homme du désert, eut le sentiment d'être dans une oasis.. Alors, on vous invite à relire ''Terre des Hommes'', vous comprendrez mieux ce lieu.

Les ruines du château San Carlos
 
Les 160 pays (en marron) où LE PETIT PRINCE est traduit
     
     
Le renard, la rose, une des étoiles..
et notre séduisant Petit Prince
     
 
 

Mais revenons à nos moutons .. et à notre étoile, .. à notre renard et aussi à notre S-Kargo et sachez, de source sure que dans les premiers projets d'Antoine de St Ex, c'est en effet un escargot apprivoisé qui aurait pu donner la réplique ''On ne voit bien qu'avec le cœur ; l'essentiel est invisible pour les yeux''... Ben oui !

Et puisque nous sommes inspirés par les célèbres citations, et qu'il est difficile à l'auteur de ce récit de conclure cette page, bouclons notre boucle par une belle citation d'Antoine St Exupery, citation que je dédie à ma rose, à mon Églantine :

''C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.''

Au revoir, fabuleuse,
gigantesque et phénoménale Argentine : tu nous as totalement séduits et conquis ! On se retrouve à Buenos Aires..



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