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où nous rencontrons des espèces animales bien différentes. Comme nous, revoyez votre code de la route avant d'entamer votre voyage :-)
Et voilà ce que nous souhaitons fuir : la foule sur les plages argentines de Mar del Plata : la suite est fabuleuse.
...
Capitale qui mérite un long stop.. mais sur laquelle nous reviendrons
ultérieurement afin de lui consacrer le chapitre qu'elle mérite.
Partis de PIRIAPOLIS, notre nid terrestre actuel, notre première
escale touristique est MAR DEL PLATA, grande station balnéaire
très fréquentée en été, c'est à
dire, en janvier et février dans cette partie du monde.Tout en
haut de l'avenida Colon, interminablement longue, arrêtez vous
pour visiter le fabuleux musée des coquillages Les petits frères et soeurs de notre Skargo Mesdames, enfilez votre costume de sirène.. et voguez parmi toutes ces merveilles que les océans et les mers du monde cachent dans leurs profondeurs bleutées.
La
descente vers le grand sud est amorcée et on longera l'Atlantique
durant environ 3600 kilomètres, ce qui annonce des bivouacs sympathiques
et en bord de mer. Un exemple
Puerto
Pirámides, petite ville touristique construite sur la côte
du Golfo Nuevo est le centre de l'activité d'observation des
baleines ''franches'': elles viennent s'y reproduire (de juin à
décembre). Pas de chance pour nous car nous arrivons trop tard.
Pour nous consoler, on visite l'écocentre dédié
à l'interprétation des écosystèmes marins
et côtiers : des informations sur la flore, la faune, la géographie
et l'histoire des environs.
Le
Bosque Petrificado de Jaramillo C'est
une visite indispensable, très intéressante, si impressionnante
et on y est accueilli avec beaucoup de gentillesse et d'informations.
Retenez bien... ce site : Le Bosque Petrificado de Jaramillo à
252 kms à l'est de PUERTO DESEADO.
PUERTO
DESEADO
Après 3000 kms de pampa monotone et lignes droites interminables sur la longue Ruta 3, on amorce notre arrivée vers le Bout du Monde pour rejoindre la TIERRA DEL FUEGO. Pour ce faire, nous empruntons un ferry et pas n'importe lequel :
Blague
à part, c'est à KIMIRI AIKE que le magnifique détroit
de MAGELLAN nous attend.
Mais
qui a l'outrecuidance d'affirmer que n'avons pas emprunté le
détroit ? Oui, il y a un temps, nous avions prévu de le
''passer'' avec HYLAS... Mais comme il y a que les imbéciles
qui ne changent pas d'idée, c'est donc avec notre Skargo que
nous rectifions le tir !
RIO
GRANDE EN TERRE DE FEU Et
pourquoi ''Terre de feu'' ? Le nom de TERRE DE FEU a certainement été
choisi par MAGELLAN (navigateur portugais à l'époque de
la Renaissance) lorsqu'il a observé les nombreux feux qui brillaient
pendant la nuit des 2 cotés du canal. Ces feux étaient
très probablement des signaux de fumée faits par les indiens
inquiets pour signaler la présence de bateaux étrangers.
Après RIO GRANDE, on laisse le majestueux lac de FAGNAGO, le
second en Argentine par sa taille, pour passer le col de GARIBALDI (430
m), le tout sous une averse tropicale. Non, pardon : australe, accompagnée
même de grêle.
L'orage
passé et traversé, notre descente nous rapproche de ce
mythique bout du monde, peuplé de 40 000 habitants et bordé
par le canal de Beagle. Encore un nom mythique. Enfin, arrivée
mi-fique-mi-raisin, entre nuages et éclaircies, mais pas vraiment
de franc ciel bleu (juste un coin de quoi tailler une culotte pour le
petit jésus :-) . Dommage : tout est toujours plus beau sous
le soleil. Avouons que la ville en elle-même ne casse pas trois
pattes à un canard ou à un guanaco : on a déjà
vu mieux. Mais bon : on est au bout du monde et ce n'est pas offert
à tout le monde... Au Bout du Monde ? Enfin ! presque... On ne
va pas chambouler les livres des sages, mais juste en face d'USHUAIA
et de l'autre côté du canal du Beagle, PUERTO WILLIAMS,
grand bourg chilien, se situe encore plus au sud dans ce 54° parallèle.
Pas de polémique, il faut simplement le rappeler (à mon
avis). La différence provient simplement du fait que les Chiliens
n'ont pas su exploiter l'aspect commercial et touristique de ce point
le plus austral de la planète terre. A contrario, les Argentins
l'ont si bien réussi pour USHUAIA.
Mille
habitants en 1930, 5 000 en 1970 et dix fois plus en 2006. Mais bon,
on y est.. et c'est assez incroyable de penser séjourner parmi
les Fugiens, ces habitants de la TERRE DE FEU, dans cette ville la plus
australe du monde sur le parallèle 54° latitude sud et méridien
68° ouest, à la pointe extrême de l'AMÉRIQUE
DU SUD... (ah oui, j'oubliais : on est en Amérique du sud :-)))...
ville australe dotée d'un Office du Tourisme très dynamique
et regroupant une multitude d'activités : Antarctique, canaux
fugiens, traîneaux tirés par des chiens, quad, excursions
en 4x4, canoës, expédition à cheval, navigation vers
les îles des Etats, île des Pingouins, lacs, observation
des castors, plongée, kayaks, survol de la région, voiliers,
zodiac, trekking.. etc.. etc.. et bien d'autres activités que
la neige offre.
Donc au programme de nos réjouissances ''z'extrèmement z'ostrales'', découverte du PARC NATIONAL TIERRA DEL FUEGO : le point final de la Ruta 3 que nous avons parcourue depuis la Capitale Fédérale, BUENOS AIRES, en laissant derrière nous 3 200 kms d'asphalte. La flore du Parc National est composée essentiellement de ''nothafogus'' ou faux hêtres (sous leurs vrais airs :-)) ou sous forme de 3 espèces : guindo, ñire et lenga. Chaussés de nos bonnes chaussures de marche, nous empruntons les divers ''camino'' (sentiers) à la découverte de la faune et de la flore. Puis on a poussé l'effort jusqu'au long chemin du barrage des castors, lesquels ont été introduits du Canada en 1946 afin de développer l'industrie de la fourrure. Mais n'ayant rencontré aucun prédateur sur leur chemin (sauf l'homme), ils ont provoqué un désastre dans la forêt fuégienne car ils rongent les arbres, les inondent par leurs barrages, pourrissant ainsi leurs racines. Outre les castors dont on n'aura pas eu la chance d'apercevoir même une queue, nous serons plus chanceux avec ces espèces.
Les oies sauvages (ou cauquen) marchent tranquillement en direction de la rivière tout en observant nos mouvements pour maintenir une saine distance de sécurité : elles migrent aussi, vers la fin mai. Les
forêts de la TERRE DE FEU renferment d'autres secrets, sous leurs
arbres. Un jardin miniature de fleurs et de mousses est caché
au pied de chaque pierre. Le monde végétal joue un rôle
central dans ce paysage fuégien, et aller à sa rencontre
est une expérience pleine de tact, réservée aux
voyageurs les plus sensibles. Et alors, dans les sous-bois, c'est comme
ça qu'on a pu observer de nouvelles merveilles qui d'une autre
manière, seraient passées inaperçues : des fleurs
fragiles comme le topa-topa, jaune et au forme d'escarpins ; la palomita
de couleur blanche (c'est l'une des 4 espèces d'orchidées
qu'on trouve sur l'île). Elles nous laissent entrevoir avec discrétion
leur beauté, presque empreinte de pudeur.
Un autre sentier nous mène vers le RIO PIPO, annoncé comme étant une cascade importante : nous sommes déçus, juste un p'tit pipi. Avouons que nous en avons ''plein les bottes''. Éreintés, fourbus, nous regagnons notre hotel-Skargo et afin de nous requinquer de cette journée bien riche pour le bonheur de nos yeux, narines..., nous allons donc savourer deux spécialités locales : le cordero (ou mouton) grillé de Patagonie et ces énormes araignées de mer ou ''centolla'' : deux chairs totalement savoureuses et différentes. Accompagnées d'un vin argentin : quel délice !
Inutile de vous dire que le lendemain fut une journée ''repos''. Pour les marcheurs occasionnels que nous sommes, la découverte du Parc a mis nos muscles à dure épreuve. On s'offre donc une journée cyber-ravitaillements-lessive-shopping... et la ''corvée des cartes postales'' et on espère que vous avez précieusement conservé le timbre : ici, on est en plein été à USHUAIA, et pourtant en ce moment même où je vous écris mes cartes postales, des rafales de neige fondue viennent s'abattre sur la vitre de notre SKARGO. Le vent glacé austral nous rappelle comment est la vie dans cette contrée du monde. Dans les quelques heures qui ont suivi notre arrivée, le climat a changé plusieurs fois. Il a plu, le soleil est apparu, il s'est formé 2 arcs-en-ciel simultanés, le vent a soufflé et ça s'est de nouveau couvert : les 4 saisons dans une même journée. Mais le plus extraordinaire, c'est la lumière du ciel vers l'ouest, là où il devrait faire nuit et pourtant rien n'indique que le jour est sur le point de tomber.
Alors, on profite d'une accalmie pour retrouver nos amis voileux dans le port : Mireille et Olivier sur OLIMIR, Yves sur WAPITI ; les autres ''s'amusent'' vers le HORN. En quittant PIRIAPOLIS, nous avions fait le voeu pieu de fêter le 1er janvier à USHUAIA : mais comme d'hab', les vents ont tardé à souffler, problème que nous ne subissons plus avec notre SKARGO ! Qu'importe, eux arrivent le 9, nous le 10 : quelle synchronisation que nous arrosons devant une coupe de champagne à bord de notre SKARGO... et bien au chaud ! Dans
la séance ''Découverte", comme le disait si bien
Nicolas (ulo... ola) qui via la TV a fait découvrir USHUAIA a
bon nombre de français, nous revoilà repartis vers d'autres
aventures pédestres : le Martial. Glacier, couronne de glace
ou simple accumulation de neige éternelle, appelons-le comme
on veut. Mais ce qui est indiscutable, c'est cette vue extraordinaire
que le glacier MARTIAL offre d'en haut. La randonnée à
pied à travers bois et zones rocailleuses pour atteindre les
hauteurs d'où l'on voit toute la ville d' USHUAIA, le canal de
BEAGLE et ses Îles, vaut vraiment la peine. A vous de deviner
si nous avons atteint le glacier en randonnée ou par le téléphérique
qui jouxte une belle piste skiable, en hiver ??? Voilà la réponse.
Et puis, il nous faut envisager de quitter cet endroit du bout du monde où résonnent les noms mythiques pour l'éternité : Cap Horn, Canal du Beagle, Détroit de Magellan, Darwin... des noms desquels, à mon avis, USHUAIA a tiré sa renommée. Mais c'est tout de même avec un petit pincement au coeur que nous nous éloignons du bout du monde afin d'amorcer notre remontée par -en alternance- le CHILI et L'ARGENTINE selon l'état et la présence de routes, tout en contournant les majestueuses ANDES. On reprend donc la Ruta 3 : qui dit asphalte dit .. pas de poussière, pas de cahots, pas de creux et de bosses, pas de vaisselles cassées : tout cool pour notre Skargo, son chauffeur et son passager. Mais l'asphalte ne va pas durer car pour se rendre vers l'Estancia HABERTON, nous empruntons la Ruta J, qui est un bon ''ripio'' avec une vitesse moyenne de 80 Km/heure... c'est pour dire ! L'estancia HABERTON, la plus ancienne de la région, fut créée par un pionnier-missionaire-aventurier : Thomas BRIDGES à l'époque de la grande "aventure de la foi", vers la fin du 19ème siècle. Une biologiste nord-américaine édifia le MUSÉE DES OSSEMENTS regroupant des spécimens fort intéressants et très bien présentés. Un centre de recherche composé d'étudiants biologistes en fait partie. En effet, non loin de RIO GRANDE, la mer peut se retirer sur des distances considérables : entre 9 et 11 kms. De ce fait, les animaux marins sont pris au piège, n'ont pas le temps de regagner les eaux profondes et échouent dans la BAIE DE BAHIA : il y a donc matière à étudier... tout comme d'ailleurs les raisons de l'échouement du cargo DESDEMONA, au CAP SAN PABLO que l'on rejoint par la Ruta J.
Escale
technique à RIO GRANDE pour la révision des 20 000 kms
de notre Skargo, avant de quitter la Tierra del Fuego argentine et afin
de découvrir la PATAGONIE CHILIENNE.
...
et nous re-voila !
Mais
l'attraction principale de la région est le glacier du PERITO
MORENO. Suivez la horde de bus et 4X4 qui vous mèneront en direction
du Parc National. Que de monde : quelle horreur ! On se croirait au
pied de la Tour Eiffel à Paris au mois d'août. Donc, si
vous avez le choix, évitez la visite du glacier durant les mois
de janvier et février, afin de profiter au mieux de la beauté
du spectacle en toute quiétude et dans un silence absolu. Outre
la beauté du site et sans les hurlements multilingues émis
par tous ces touristes chargés de caméscopes, vous aurez
la chance d'entendre le glacier qui vous envoûte, vous captive.
Chaque ridicule bloc de glace qui chute dans le ''Lago Argentino'' du
haut des parois de 30 à 80 mètres de haut, claque comme
une balle de chevrotine dans cette immense caisse de résonance
naturelle.. ou comme un coup de tonnerre.. Même s'il vous manque
le son
séance ''Admiration'' :
Alors, pour vous réconforter : une bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent rejoindre la région du FITZ ROY, ce temple argentin de la randonnée : EL CHALTEN d'après nos informations, était difficilement accessible car la piste (Ruta 19), était en très mauvaise état. Que neni ! Un magnifique ruban d'asphalte se déroule désormais devant les cornes de notre Skargo.
Car le petit village d'EL CHALTEN et ses 150 habitants est le dernier né en Argentine. En 1985, Chiliens et Argentins se sont chamaillés afin de s'approprier cette région des Andes où la pratique du trekking est réservée aux initiés ; amateurs s'abstenir.. et allez plutôt vadrouiller vers la cascade dont l'eau profite à nos amis équidés. Mais soit, on est tout de même ici pour se fatiguer un peu les muscles. On s'offre donc (après avoir dévoré un ''cordero de patagonie'' et savouré une tarte citron maison et sa montagne de meringue) de rejoindre le mirador TORRE avec ses (seulement) 250 m de dénivelé et annoncé avec une durée de marche d'une heure trente pour monter. Arrivés au but de cette balade, magnifique vue sur le FITZ ROY complètement dégagé car son sommet (3300 m) est souvent caché derrière (ou devant, tout dépend de l'endroit où on se situe) des nuages. Mais j'avoue que nous avons peiné et transpiré pour atteindre ce sommet. En voilà une bonne illustration :
Quant
à vous, rien ne vous empêche de crapahuter vers la LAGUNA
TORRO : 4 heures de marche et 750 m de dénivelé où
vous aurez la meilleure vue sur le FITZ ROY. Ceci dit, le Parc National
offre aussi d'autres randonnées toutes douces : le ''Chorillo
del Salto'' et ''Rio de las Vueltas'' : chacune une heure et sans montée.
Notre
ciel au matin RUTA
40 : 700 kms de piste ou de ''ripio'' qui relient EL CHALTEN à
BARILOCHE ; deux précautions en valent mieux qu'une pour appréhender
en toute quiétude cette longue piste : réserve sérieuse
de carburant + roue de secours indispensables : les ''gomerias'' (réparation
de pneus) et station de gas oil sont rares et pas approvisionnées
régulièrement pour ces dernières. Mais en règle
générale, la RUTA 40 est bonne car sur certains tronçons
exempts de graviers ou gravillons, on file à une vitesse de 90
km/h, c'est pour dire ! A cette vitesse et si l'on ne veut pas déraper,
il faut être vigilant et il n'est pas aisé d'admirer le
paysage. De toutes les façons, on retrouve la pampa aride et
monotone. Et ce n'est pas la pied !
Rien
à redire sur la provenance de ces pigments minéraux dont
les tons variés de l'ocre aux rouges violacés, jaunes,
verts.. et même blancs et aussi noir grâce à l'oxyde
de carbone ; plus au nord en empruntant la RUTA 40, on découvre
les paysages où les TEHUELCHE trouvaient leurs peintures : un
vrai festival de couleur d'une colline à l'autre.
A
l'escale du soir, il nous faut enfiler nos costumes de petites ''fées
du logis''. Une couche non négligeable de poussière s'est
déposée dans la cabine arrière de notre Skargo.
Grrr ! Alors, et faute de bons steaks argentins, notre menu du soir
sera en entrée : poussière ; en plat de résistance
: poussière, tout comme pour le dessert. Et faites vite, car
si vous aimez la piste et souhaitez profiter de la RUTA 40 dans son
état actuel, cela ne va pas durer longtemps car on croise de
ci et de là des chantiers et l'asphalte gagne du terrain.
Mi-chiliens, mi-argentins, les paysages andins apportent à nos yeux un spectacle enchanteur : cette partie du monde est un long moment de joie inoubliable.. : paysages désertiques, couleurs magiques ou vasques d'émeraude, de topaze, de lapis-lazuli dans un écrin éblouissant de sel, décor minéral, salar, cratère géant entouré de sommets enneigés et de volcans, lacs salés, montagnes aux teintes rouges , vertes et blanches, lamas et nandous, le tout à vous couper le souffle. Place à la féerie des images..
Mais
où et quand, Belle Amérique du Sud, vas-tu cesser de nous
émerveiller ? Au KM 355, à
3390 m d'altitude, inoubliable rencontre avec les SALINAS GRANDES.
Moment magique, éblouissant de clarté et de pureté
sur 120 km2 et 30 cm d'épaisseur, à ciel ouvert d'un bleu
limpide.
Impitoyables sont les conditions de travail et de vie des Indios qui
cherchent à vendre le sel quils tirent du sol craquelé
du désert. Sur cette étendue, la vie est austère.
Vivre ici doit être très éprouvant autant pour le
corps que pour l'esprit. Il ny a que du sel, encore et toujours
que du sel. Aucun arbre, aucune plante, aucun animal
mais toujours
du sel et des touristes.
Et
au final de la route sinueuse, le début d'un retour à
une civilisation.. différente : nous arrivons à PUMAMARCA,
vieux village peuplé d'indiens au pied du Cerro de los Siete
Colores, une
sorte darc en ciel minéral.
PUMAMARCA
signifie village de la Terre Sainte en langue
Aymara. Non loin de là, la vallée
de HUMAHUACA est classée patrimoine mondial de l'humanité.
La vallée Quebrada de Humahuaca a été utilisée
sur plus de 10 000 ans en tant que passage essentiel pour le transport
des populations et la transmission des idées depuis les hautes
terres des Andes (Pérou) jusquaux plaines. Ses peuplements
pré-hispaniques et pré-incas, renforcent de façon
spectaculaire le caractère du paysage que lon peut qualifier
de remarquable. Bivouac obligatoire et stop de plusieurs jours pour
nous remettre du mal de l'altitude et nous laisser charmer par cet adorable
village PUMAMARCA,
haut en couleurs dont les ondes positives qui s'en dégagent sont
absolument grandioses. C'est doux, et c'est bon !
Notre princesse andine Beaucoup
de différences entre le nord-ouest argentin ou NOA et
le sud. Alors que dans le sud, les argentins puisent leurs origine dans
la vieille Europe, ici c'est la culture andine par excellence : les
chapeaux, les couleurs, le teint sombre, les yeux noirs, la nourriture
épicée à base de mais. La coca se vent librement
: elle soulage les maux contre
le mal des montagnes et les locaux en mâchent.
Pas nous, on aurait du !
Et au hasard de notre promenade..
Pour
rejoindre La Vallée Calchaquies, traversez les villages
de Cerrillos, La Merced par la route 68 ; à El Carril, prenez
le route 33 qui se change en piste pour se transformer en piste 42.
A partir de là, on traverse la Quebrada de Escopie, la vallée
Encantado, le Parc National Los Cardones..ou des cactus, un traditionnel
circuit qui offre des paysages variés autant pour leur architecture
érodée par vents et eaux, qu'autant pour la découverte
de villages éloignés de l'évolution du monde :
CACHI, MOLINOS, ANGASTOCA.. et les autres. Bref, des petits paradis
bercés par la quiétude andine et précolombienne.
Attention, après les pluies, l'état de la piste est mauvais
et un véhicule 4X4 s'avère conseillé.
Primitivement
peuplé par les Indiens Quechua, CACHI, situé à
2260 m d'altitude, est étonnamment équipé d'un
grand centre d'entraînement en altitude pour sportifs de haut-niveau,
composé d'une piste synthétique en tartan, d'un complexe
multi-sportif couvert de 1200 m2.. etc. Les grands noms du sport argentin
viennent y pousser leurs performances. Alors, si le coeur vous en dit..
''bienvenidos'' ! Il vous faudra de la résistance, mais dans
cette contrée, c'est le maître-mot. Au 17ème siècle,
les espagnols s'y étaient ''cassé les dents" devant
les Calchaquies, imposant une résistance notable.
Ensuite,
notre feeling nous a indiqué de zapper les ruines indigènes
de QUILMES, vestiges d'un fortin et d'une cité inca, pourtant
cité dans les guides jamais à jour. Bonne initiative :
nous prenons la direction de MONTEROS par la route 307, montagneuse,
sinueuse et pas toujours en bonne état. Mais elle vaut le détour..
tout comme le fabuleux et surréalisme MUSEE PACHAMAMA
après AMAICHA DEL VALLE (province de Tucuman) et dont
les guides ne parlent jamais. Whaou.. vous allez en tomber sur vos fesses
et en prendre plein les yeux, tellement c'est beau. Le musée
culturel est consacré à la culture locale. La Pachamama
(Terre-Mère) est la déesse-terre dans la religion des
amérindiens d'Amérique du Sud. Cette religion part du
principe que la terre est un être vivant. Par conséquent,
vénérations et offrandes sont de mises. Traditionnellement,
les incas sacrifiaient des agneaux, offraient à la terre des
feuilles de coca et le ftus de lama pour rendre la terre plus
fertile. Aujourdhui encore il nest pas rare de voir des
gens faire des offrandes à la terre. Le 1er août se tient
la plus importante fête de cette région : elle est l'exemple
du syncrétisme religieux où se mêlent des anciennes
coutumes païennes des Incas à la religion catholique.
Mais
revenons à nos moutons .. et à notre étoile, ..
à notre renard et aussi à notre S-Kargo et sachez,
de source sure que dans les premiers projets d'Antoine de St Ex, c'est
en effet un escargot apprivoisé qui aurait pu donner la réplique
''On ne voit bien qu'avec le cur ; l'essentiel est invisible
pour les yeux''... Ben oui ! ''C'est
le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.''
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