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Surprenant pays s'étirant sur 4000 km du nord au sud et s'étalant petitement sur 200 km en moyenne, coincé entre l'Océan Pacifique et les Andes ! La morphologie de ce pays offre donc une diversité incroyable de climats et de paysages : du sud au nord, glaciers, fjords, vastes steppes, volcans enneigés, forêts, lacs et déserts tout au nord : un réel régal pour les yeux. Comme nous venons de quitter la Terre de Feu argentine, ce sera donc par le sud que nous découvrirons les charmes de ce pays. Pour rejoindre PUNTA ARENAS, notre SKARGO reprend le ferry à la nuit tombée, et nous offre un merveilleux coucher du soleil sur le détroit de Magellan. Coïncidence et événement rare en Amérique du Sud : nous abordons le CHILI le jour de la nomination de (son) SA nouvelle présidente : Michèle BACHELET, médecin-pédiatre-divorcée, mère de 3 enfants de deux pères. Whaouou ! Oui, être élue démocratiquement dans un pays assez... macho (oui, disons le) est une performance. Et détenir le statut de femme divorcée dans un pays qui ne le reconnaît que depuis peu, est une mini-révolution. Il fallait le noter : rares sont les démocraties dirigées par les femmes ! Na !
Difficile
la transition pour vous mener jusqu'à la réserve SENO
OTWAY à PUNTA ARENAS regroupant une colonie de pingouins composés
de 10 000 couples de pingouins de Magellan, lesquels nous ont vraiment
séduits avec leur tête penchée sur le côté.
La colonie arrive dès septembre pour la naissance des petits,
courant octobre. En mars, retour avec papa et maman vers les MALOUINES
(ou Falklands... au choix, mais là , c'est un autre chapitre
que je referme illico-presto). On nous dit que les couples de pingouins
ici sont toujours les mêmes : le pingouin est fidèle et
revient toujours sur son lieu de naissance. Ceci dit, la pingüinera
vaut le détour !
... ce qui n'est pas forcement le cas de la grotte ou CUEVA DU MILODON, à PUERTO NATALES qui est le point de départ des passionnés de trekking : ambiance très sportive et sac à dos ! Nous disions donc : MILODON ? Le Capitaine EBERHARD découvrit dans cette grotte de 30 m de haut sur 200 m de profondeur, des restes (un morceau de peau seulement) d'un animal préhistorique nommé MILODON... la-dite bête aurait vécu il y a 10 000 ans environ, d'après les études réalisées sur ce bout de peau : les incertitudes planent donc à l'horizon...
Moins
incertain est le passage obligé vers le PARC NATIONAL DE TORRES
DEL PAINE : il forme un ensemble impressionnant de montagnes, étrangement jailli de la pampa et dominé par les célèbres cornes et les élégantes tours (torres) de granit qui s'érigent vers le ciel (2 900 m)... formées il y a 12 millions d'années. Couronné de glaciers, le massif est entouré de lacs de différentes couleurs, passant du bleu marine au vert émeraude, du bleu turquoise saphir au lapis lazuli. Son microclimat favorise une faune et une flore sylvestres des plus riches.
En 1959, le Parc est classé RÉSERVE DE LA BIOSPHÈRE par l'UNESCO. Quelques chiffres : superficie de 242 000 ha, plus de 80 000 visiteurs, qui en fait l'un des parc le plus visité au monde de par son réseau de sentiers permettant de le visiter entièrement... à pied, évidemment : ici, on est au centre du temple de la randonnée (ou trekking) : ambiance décontractée et frime au placard , bien que le PARC NATIONAL DE TORRES DEL PAINE offre la possibilité d'hôtel 5 étoiles tout comme diverses possibilités agréables de camping ; d'ailleurs depuis un mois que nous pratiquons le camping sauvage avec notre SKARGO, nous sommes contraints de nous ''offrir'' une nuit dans le camping PEHOE.. le sauvage étant interdit ... Après
toutes ces merveilles qui nous ont éblouies pour longtemps, d'autres
nous attendent de l'autre côté des Andes : rendez-vous
dans quelques kilomètres, après le passage de la frontière
à CERRO CASTILLO... vers l'ARGENTINE... Patience, on revient
vite !
CHILE-CHICO
ou passage de la frontière et bivouac au Mirador du lac CARRERA,
le second en taille d'Amérique du Sud, la palme revenant au ''p'tit
caca''.. Oh pardon au TITI CACA. Des bleus, des émeraudes, des
turquoises et des verts de toutes nuances jalonneront notre route qui
sera la plus éprouvante pour notre Skargo, la plus fatigante
pour l'équipage, mais... mais, la plus BELLE (ou l'une des 2
plus belles), durant ces 18 000 kms : tout se paie dans la vie !
Ruisseaux,
torrents et cascades seront notre quotidien sur une distance de 999,99
kms (environ) de très mauvaise piste. On y croise même
un couple français d'un âge certain, originaire de Montpellier,
qui ne voyage pas à pied, ni à cheval, encore moins en
4X4, mais en tandem-vélo. On en profite d'ailleurs pour leur
lever très haut notre chapeau, à tous ces aventuriers
à bicyclette que nous croiseront sur les pistes et les routes
: ''Bravo à vous.. et chapeau bas ! ''
Si
on vous dit ''CARRETERA AUSTRAL'', à quoi pensez-vous ? Difficile
d'y répondre sans l'avoir parcourue. La construction de cette
route est un chef d'uvre du génie et du travail de l'homme
: réaliser un tracé à travers une végétation
exubérante et des bois impénétrables, conquérir
les falaises rivières, lacs et fjords, construire un nombre faramineux
de ponts : magnifique défi qui rejoint la PANAMÉRICAINE
jusqu'en Alaska. 1000 km de piste très difficile, mais... que
de magnifiques paysages. Et croix de bois, croix de fer, si on ment
on va en enfer : nous n'avons pas crevé une seule fois.
A la volée, nos points de passage ou de bivouac entre CHILE-CHICO et CHAITEN : EL MAITEN où nous dormons au bord d'une rivière ; COYHAIQUE, petite ville tranquille pour les passionnés de pêche à la mouche ; le PARC NATIONAL DE QUEULAT composé d'une végétation exubérante et démesurée et traversé par des kilomètres de torrents et rivières : la forêt vierge presque tropicale nous impressionne.
Coup de cur pour le petit village de PUYUHUAPI situé près d'un fjord et non loin des thermes qui portent le même nom. On laisse FUTALEUFU sur notre droite. La renommée de cet endroit est la pratique du rafting et kayak. Au bord du Lago YELCHO, arrêt pour déjeuner dans un cadre de charme. Et enfin, arrivée à CHAITEN, la fin, pour nous, de la CARRETERA AUSTRAL.
Pose de 2 jours à CHAITEN car les horaires des ferries nous y obligent : notre prochaine escale sera l'île de CHILOE. Alors, on se repose de nos 1000 kms de piste, on patiente, on fait un gros tri de nos photos, un peu de lessive car on est entre rivière (eau douce) et Pacifique (grrr.. eau froide), on ''farniente'' et on prend même le soleil : oui les températures remontent au rythme des parallèles que nous gagnons. Des 54èmes de la Terre de Feu, nous sommes dans les 42 èmes. Et puis, on travaille.. ben oui, mais juste un peu. Alain pour ses petites ancres chéries et moi, pour vous... ou pour le site Web. En fait, je tente d'écrire au fur et à mesure de notre périple.... et hop, nous voilà repartis ! CHILOE : région où le Chili semble se dissoudre, ségrener, en une poignée de terres, cailloux battus engloutis par locéan, cimetière de marins dont les cris du pétrel (bulveria bulverii) sonnent le glas, une île au tempérament océanique... une terre de métissage et de légendes, un monde où le ciel déverse en permanence ses sanglots comme l'écrit si bien Francis COLOANE, écrivain chilote : ''Les rafales mugissantes tombées d'un ciel noir, intarissables sanglots célestes transperçant le cur des vivants ''
Qui
oserait encore affirmer que n'avons pas aussi traversé le Pacifique
afin d'atteindre notre prochain way point : l'île de CHILOE ?
Notre Skargo embarqué à bord du ferry atteindra l'île
après 7 heures de traversée tout en sillonnant et longeant
les nombreux îlots derrière lesquels on devine le fjord
où se niche la capitale :
CASTRO et sa superbe cathédrale SAN FRANCISCO ; l'intérieur , tout et uniquement en bois, offre un travail magnifique, que son architecte italien nous laisse admirer. Ici, on ne sait pas que le béton, la brique ou le ciment existent : sur l'île on ne construit qu'avec le bois.. Alors, que de chef-d'uvres à admirer !
Une autre spécialité de l'île : le CURANTO à classer dans le thème culinaire ! Etrange mélange de moules, palourdes, poulet, saucisses, lard et pommes de terre dont le mariage de saveurs n'a guère satisfait notre palais. Pour la petite histoire, sachez que la pomme de terre qui compose ce CURANTO est originaire de CHILOE dont les terres sont de riches productrices de fruits, légumes et céréales. La
Mer produit aussi. Trop ! Beaucoup trop pour notre oeil. Pas une crique,
pas une baie n'est épargnée par la présence de
fermes marines où les Chilotes élèvent en masse
moules, palourdes et saumon. Leur élevage nécessite des
installations très vilaines sur l'eau et au milieu de paysages
de rêves !
Heureusement, la nature est épargnée : on trouve un peu de Normandie, un peu de Bretagne et un peu de Suisse dans ces paysages chilotes. Toutes mignonnes sont aussi les maisons recouvertes de bois d'alerce rappelant les écailles de poissons. Et les maisons construites sur pilotis nous offre un festival de couleur.
Dring-dring
: l'heure a sonné de rejoindre le continent et de me ramener,
,juste un peu, à la raison et l'air du grand large y remédie.
Nouvelle traversée de CHACAO tout au nord vers PUERTO MONTT qui
fût fondé par un allemand dont le nom a pourtant des consonances
hispaniques (Vicente Perer Rosalez). Une escale indispensable à
faire à ANGELMO dans le chaleureux port de pêche : un régal
pour les yeux et le ventre et enfin l'opportunité de s'acheter
à profusion des crabes, palourdes et huîtres et de s'offrir
un vrai plateau de fruits de mer tant désiré, attendu
et rêvé par mon Doux Capitaine.
Nous
fuyions vers VALDIVIA et quittons cette si belle région de la
Patagonie australe pour traverser celle des lacs, des thermes, des forêts
et des volcans enneigés, si étrangement ressemblante à
la BAVIERE alémanique ; un mimétisme du paysage dû
à la forte migration allemande du 19ème siècle
? Sûrement ! Chez Kunstmann, fabricant de bière depuis
cinq générations, on se déguste un jarret de porc
avec ses succulentes ''spâtzles'', le tout digne d'une taverne
d'Hambourg.. (entre Valdivia et NIEBLA, impossible de louper l'endroit).
Puis
c'est avec bonheur que nous découvrons à TOME près
de CONCEPTION et après avoir parcouru une route en lacets très
escarpée, une plage de sable blanc. Oui, les précédentes
étaient recouvertes de sable noir. Nous sommes dans une région
volcanique très intense. D'ailleurs, l'année 1960 fut
aussi noire que la couleur du sable et les pauvres chiliens auront tout
subi : tsunami à PUERTO SAAVEDRA, éruption du volcan VILLARRICA
(2 847 m) et tremblement de terre évalué à 10 sur
l'échelle de Richter.
On
comprend alors pourquoi les chiliens préfèrent les maisons
de bois, plus souples et plus résistantes à ces déferlements
de la nature. Ou alors, est-ce du au fait que le région est une
très grande productrice de bois : pin, eucalyptus sur 35 millions
d'hectares.
Petite
pause pour votre dévouée ''écrivaine-webgirl''
avant d'affronter les 6 millions d'habitants de la capitale chilienne
: SANTIAGO. Le récit n'est pas terminé. Patience pour
la prochaine mise en ligne !
Nous
revoilà, après de longs mois ! Pour reprendre ce voyage,
il nous faut un remontant solide et doux. Quoi de plus agréable
que la visite de l'une des plus prestigieuses bodega (cave) chilienne
bercée de consonances françaises ?
Le
Chili est un des plus beaux ambassadeurs du vin au monde. Si son vignoble
de 184 000 hectares paraît minuscule face au 1,2 millions d'hectares
espagnols et 909 000 hectares français, la qualité constante
de ses vins ont fait de la côte ouest sud-américaine,
le 5e pays exportateur de vins au monde avec des exportations atteignant
la moitié de sa production totale de 5,6 millions d'hectolitres.
Les
terres chiliennes possèdent des atouts majeurs. Le climat est
varié, influencé par la proximité de l'océan
Pacifique et de la Cordillère des Andes. Les sols y sont fertiles,
l'eau abondante, les journées ensoleillées, presque
sèches, les nuits fraîches. Protégé par
la Cordillère des Andes, l'océan Pacifique et le désert
d'Atacama qui forment des barrières naturelles contre les parasites,
le Chili est aussi le seul pays au monde à posséder
des vignes pré-phylloxéra. Les méthodes modernes
de vinification apparurent dans les années 1850 lorsque de
riches propriétaires de Santiago firent venir de grands oenologues
français. Aujourd'hui, on cultive de magnifiques Cabernets
Sauvignon et Merlot et l'on produit l'un des meilleurs Chardonnay
du nouveau monde dans la région de Casablanca, sans omettre
le fabuleux Carmenère, notre préféré.
Une terre promise et sublimée par oeuvre de grands domaines
tels ceux de l'excellent Almaviva créé par les Barons
de Rothschild et Concha y Toro, un des plus importants domaines de
la Vallée Central : visite guidée ! Laissez-vous tenter
par cette légende du Chili aux parfums intenses de mûre,
de cerise noire, de prune, de moka, de chocolat
Et toujours,
cette touche de vanille diablement gourmande
En
1883, Don Melchor de Concha y Toro et sa femme, Doña Emiliana
Subercaseaux, importèrent de Bordeaux, les meilleurs cépages
qu'ils plantèrent dans la vallée de Maipo, là
où se trouve aujourd'hui encore leur maison, la Casona de
Pirque.
L'entreprise
se développa rapidement, et en 1923 fut cotée à
la bourse de Santiago. Les premières exportations datent
de 1933. Depuis,
l'entreprise ne cesse sa croissance et possède des marques
de renommée internationale (Don Melchor, Concha y Toro...)
: jetez un oeil dans vos rayons européens.
Et
le festival d'architecture ne s'arrête point. SANTIAGO
offre de belles grandes avenues où l'automobiliste est banni
et le piéton roi. Alors on s'avale des marches interminables
dans les rues chiliennes où nous avons tout loisir d'admirer
de beaux détails de pierre et fer forgé dans le quartier
Paris-Londres.
Ce
n'est pas le tout, chères lectrices et lecteurs : il est temps
de se sustenter, et de se poser. Deux façons.. ou trois :
Alors
? Vous qui pensez à tord que nous, Voyageurs, nous devons fuir
les capitales, car elles représentent l'inverse de ce que nous
recherchons en général dans nos pérégrinations
de nomades, allez vous fuir SANTIAGO ? On ne vous y invite pas car
SANTIAGO DU CHILI vaut le détour et ses habitants sont
charmants et accueillants. Dans le quartier résidentiel de
la Plaça de la Providencia où nous avions élu
domicile pour nos nuits, nos voisins, (un peu curieux), nous ont apporté
du pain, de l'eau, de la confiture pour notre petit-déjeuner
et insistaient pour que nous garions notre Skargo dans leur jardin.
Première
escale après le passage du Cap Horn, et port placé à
quelques encablures de Santiago du Chili, la ville connut une période
de splendeur, au passé flamboyant durant le XIXe siècle,
mais sa prospérité seffondra du jour au lendemain
quand souvrit le Canal de Panama et que les navires ne devaient
plus contourner la Terre de Feu.
Dans un bistrot glauque, la jeunesse dorée de Santiago se mêle à des débris de cap-horniers laminés par les intempéries, des péripatéticiennes hors dusage, des danseurs usés de sêtre trop déhanchés aux sonorités du tango et des musiciens décrépis de lavoir trop joué. VALPARAISO se savoure, se déguste ! L´étrangeté,
c´est peut-être ce qui caractérise le plus Valparaiso
à nos yeux. Est-ce ce charme désuet, où la ville
moderne parcourue par des trolleybus antiques côtoie les vieilles
maisons colorées qui éclairent les collines d´un
arc-en-ciel. "L´étrangeté le condiment
nécessaire de toute beauté" disait Charles
Baudelaire.
Une autre exposition sur la Place SOTOMAYOR nous régale les yeux. Découvrez avec nous quelques photos :
Pfff.. on manque d'inspiration, tout à coup.. A dire vrai (ou à vrai dire), la route jusqu'à CALAMA ou les portes du désert d'ATACAMA s'annonce longue (1574 kms) et nous allons quitter l'autoroute jalonnée de piétons, chevaux et autres OTNI (Objets Terrestres Non Identifiés). Évidement, on ne fait que traverser VINA DEL MAR, grosse station balnéaire renommée. Nos escales futures seront ZAPALLAR, douce station bourgeoise et pas populaire pour un peso, LA VALLE DEL RIO ELQUI, LAS CONCHAS, LA SENERA, CHANARAL, ANTOFAGASTA et CALAMA. On y fait toutes fois des rencontres douces, vertes, brunes, colorées et piquantes et les paysages sont éternellement variés : que du bonheur !
A
HORCON, près de LAS CONCHAS, authentique village de
pêcheurs accompagné de son folklore local et dominical.
Si le CHILI vous épate, nous, il nous esbroufe à chaque
pas que nous faisons. Pour penser au désert chilien, il faut
d'abord
A
CALAMA, la mine de CHUQUICAMATA que l'on peut visiter,
détient le plus grand gisement au monde à ciel de
cuivre et représente une rentrée en devises des plus
significative pour le pays.
Encore
quelques centaine de milliers de mètres avant d'atteindre
un autre monde : ''SPA'' ou SAN PEDRO D'ATACAMA et
ses richesses, sa région et son désert le plus aride
de la planète terre.
LA
VALLE DE LA LUNA aux formes lunaires, située dans la
Cordillera de la Sal et déclarée Sanctuaire Naturel,
cache un cratère où se niche une magnifique dune (à
escalader au coucher du soleil). Ce site est géré
par une association d'indigènes composée de diverses
communautés de Coyo, Larache, Quitor, Sequitor et San Pedro
d'Atacama.
Le
village, composé de 2000 habitants (hors les colonies de
fourmies-touristes) se situe à 2438m. Les premiers hommes
seraient apparus, il y a 20 000 ans, dixit un guide. Vers 900, les
peuplades locales s'affrontent et du coup, construisent des forteresses.
Et pourtant, faut-il que la folie, lhystérie des blancs
soit immense pour que des hommes, poussés par lattrait
de lor et de largent, aient osé se lancer dans
cet enfer de pierres, de sable, de terre, pour venir dépouiller
ces tribus reculées ? Dans les années 1500,
les
Acatacameños subirent l'invasion espagnole et se voient obligés
d'abandonner leur langue, leur religion.. presque leur âme
à la nouvelle religion qui leurs est imposée.
Aujourd'hui, ces vrais indiens au regard fier, combattent encore
de nos jours pour garder racines et terre d'où affleure un
fort chamanisme. L'inconscience de ces hommes leur donne raison
: lun des vestiges encore palpable de la vieille civilisation
indienne nous est offert.
A San Pedro, la vie est douce, le jour comme la nuit où l'extraordinaire force luminescence des étoiles vous émerveillera. Si vous ne souhaitez pas subir l'inconfort de la mauvaise position de votre tête, la meilleure est encore celle-ci..
A
TOCONAO, les habitants de cette oasis élèvent
des lamas et travaillent leur laine pour fabriquer des lainages
de belle qualité. Nos amis sur pattes sont là,
à brouter dans leurs pâturages.
LE SALAR : Bof, on y est allé, panneau indicateur
à l'appui, mais il y en a un que ça laisse très
perplexe.. Il ne va tout de même pas nous en pondre
un 9-9 ou un uf neuf :-)
Des
croûtes de sel totalement biscornues et râpeuses
forment cette immense étendue de sel. Des espaces statufiés
dans le sel d'antiques mers asséchées, exhibent
leur stérilité totale du fond de leur cuvette
comme un défit à la vie. Une terre âcre,
blanche et grise longe les hauts plateaux comme un fossé
satanique que rien ne viendra remplir car tout est figé,
sec, rétracté. Un cauchemar minéral où
quelques lagunes bleues cristallins surgissent .
Dans
la LAGUNA CHAXA dont l'entrée est à 2000 pesos
tout de même, on nous promet des flamants roses : on
a pu les compter tellement leur rareté était
grande. LES
GEYSERS DU TATIO et ses hautes fumerolles : attention,
ils se situent à 4526 m d'altitude et le mal qui porte
le même nom pourrait vous faire regretter d'aller les
découvrir. Tous les guides annoncent : ATTENTION, L'ENDROIT
EST DANGEREUX. Comment et pourquoi ? Personnellement, sans
vouloir braver le danger, nous y sommes rendus en solo, sans
guide et sans agence de tourisme. Avant la montée,
nous nous sommes renseignés près de l'office
du tourisme et de la police locale : ''Peligroso, mais roulez
doucement''. Bien chef ! Tranquillement, notre Skargo s'est
dirigé vers le site. Durée moyenne de piste
de 3 heures. Au abords de la cuesta del Diablo, la piste sinueuse
est très dangereuse. Roulez très prudemment.
Partis dans l'après-midi, nous étions aux geysers
juste avant le coucher du soleil. La piste est très
bien fléchée : impossible de s'égarer.
Pour les anxieux du voyage, le WP des Geysers est le S 22°
20' 30'' / W 068°'00' 72''.
Au réveil, moral à -zéro pour la troupe. Notre Skargo, comme nous, avons beaucoup souffert du manque d'oxygène durant la nuit. Nos gestes furent lents et nos coeurs souffrirent.. tout comme notre chauffage au kerdane. Par manque d'oxygène, notre Skargo tousse, fume, crache et ne veut pas démarrer. On a eu froid, et à voir le capot , les températures sont allègrement descendues sous le point zéro. Même problème au matin lorsque nous avions hâte de redescendre à une altitude ''humaine'' : la batterie moteur n'a pas suffi à démarrer le moteur, il nous a fallu tirer sur les batteries de services. Capricieux, le S10 Chevrolet à 4500 m. ÉPILOGUE CHILIENNE
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